— Parle, J'écoute.

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Culture

1 - Le matin, Francis se lève avec vingt minutes de retard : Son travail lui déplait tellement qu’il préfère s’accorder plus de sommeil qu’il n’en a besoin. En outre, s’il va travailler c’est uniquement parce qu’il n’a pas le choix.

2 - Après une douche vite expédiée, Francis se prépare une tasse de café et s’installe devant la télévision pour les premiers bulletins d’informations. Il entend le commentateur annoncer d’un ton joyeux une explosion dans une quelconque mine et des actes de terrorisme dans un pays qu’il ne connaît pas. Il l’entend finalement prédire une baisse du produit national brut.

3 – Sur l’autoroute empruntée pour se rendre au bureau, c’est l’embouteillage des heures de pointe. (Il faut croire qu’une foule d’autres Francis se sont aussi levés en retard !).

Dans sa voiture, Francis écoute les nouvelles à la radio traitant d’événements locaux et celles-ci n’ont pas de quoi réjouir : Bulletins de dernière heure sur deux meurtres, trois viols, deux pertes de vie dans des accidents de la route et un incendie que les pompiers n’arrivent pas à maîtriser.

Petite pause pour une annonce de bière, et ça repart aussitôt.

Cette fois-ci c’est le taux de chômage local qui grimpe en flèche, les sommes versées pour l’aide sociale qui augmentent sans cesse et le maire qui prend la défense d’un conseiller accusé de malversations à propos de traffic de terrains.

4 – En arrivant au bureau, Francis constate qu’il doit se chercher un stationnement, sa place habituelle étant déjà prise. « Ce doit être l’un de ses jeunes loups arrivistes », pense-t-il en lui-même.

5 - A peine entré dans son bureau, Francis se fait ouvertement semoncer à propos du retard qu’il a pris sur le projet.

6 - Le temps file ; il est 10 h 15, l’heure de la pause. Francis avale un café et un croissant tout en bavardant avec un copain.
Ce dernier lui annonce la dernière nouvelle du bureau : Hubert sera bientôt mis à la porte. Il lui dit aussi que Liliane, pour sa part, est une fille facile.

7 - Arrive enfin l’heure du déjeuner : Francis traverse au café d’en face pour y engloutir un sandwich, puis revient au pas de course au bureau.
Il tient la lecture du livre Comment le prochain krach vous mènera à la faillite.

8 - La pause-café de l’après midi ressemble en tout point à celle de la matinée sauf que le copain de Francis a d’autres nouvelles sur le montant peu élevé de la prochaine augmentation de salaire.

9 -
A cinq heures et pour la première fois de toute la journée, Francis est heureux. Il peut s’en aller directement au bar voisin, entre 5 et 7, où sont servis deux verres pour le prix d’un.

10 -
Après consommation de trois de ces deux en un, Francis est maintenant prêt à se rendre chez Suzanne. En chemin, il apprend à la radio que deux joueurs sont accusés d’avoir truqué une partie, qu’une superstar de Hollywood a demandé le divorce et que la femme d’un ex-président s’est fait faire un lifting.

11 - Francis et Suzanne passent à table et jouent au jeu de la surenchère pour voir lequel des deux a passé la plus mauvaise journée.
Ils finissent par se disputer au sujet du programme de la prochaine fin de semaine.

12 - Francis rentre enfin chez lui. Il tourne le bouton de la radio et apprend que la conférence sur la paix a échoué, qu’on a tenté d’assassiner le dirigeant d’un pays qu’il serait même difficile d’identifier sur une carte, et que le mauvais temps s’abattra sur la région.
Le bulletin d’informations terminé, c’est « l’enquête criminelle de la semaine » qui commence.

13 - Francis a toujours eu envie d’arrêter le boulot. Il a une idée depuis petit et rêve de l’entreprendre. Qu’importe, il écrira le tout sur papier demain, après demain ou même la semaine prochaine… ça peut attendre !


14 - Finalement, complètement épuisé, Francis se met au lit en se disant que la seule chose agréable à laquelle il a pensé dans sa journée est celle-ci : Dieu merci, c’est demain vendredi.
Plus qu’un seul jour d’esclavage et la semaine sera enfin terminée. Ouf !

Vous trouvez que ce n’est qu’une histoire ? Et pourtant…

Qui est Francis ?

Le portrait de l’homme contemporain, rongé par son travail et les angoisses de la vie.

Lassé de la routine de son quotidien, il rêve d’entreprendre beaucoup de choses : faire le tour du monde puis s’installer en Argentine pour « ouvrir un business »…

Mais voilà,  il ne veut rien lacher : son travail c’est tout pour lui ! Et puis que ferait-il si sa nouvelle affaire ne se passerait pas comme il le souhaite… Autant de peurs qu’il ne prefére affronter, « il est si bien dans son entreprise » !

Avoir confiance en soi, essayer de réaliser ses rêves, se délester des influences négatives (amis, famille, collègues de travail)… autant de choses qui font de nous des êtres un peu plus heureux chaque jour…

Vivre ses rêves ou rêver (toute) sa vie ?

Et vous, aggissez vous de manière à ce que votre vie soit votre rêve ?

Merci à vero86, à qui j’ai emprunté l’idée de sa story.

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Pourquoi faut-il apprendre à savoir dire NON…

La petite histoire : Il y a quelques jours, j’étais avec un parent qui me proposait de développer son site web pour son auto-entreprise. N’ayant pas franchement de temps, je n’ai pas voulu m’engager dans cette aventure et pourtant à ma décharge je suis en moins d’un jour déjà devenu un acteur incontournable du futur projet.

Pourquoi ?
A sa requête, la seule réponse que je lui ai apporté est que du fait de mes études, emplois et autres activités je n’aurais pas le temps nécessaire pour effectuer le travail qu’il voulait. En aucun cas, je n’ai dit OUI mais en aucun cas il n’a entendu un NON.
J’ai seulement balayé tous les motifs « me permettant » de refuser sa noble proposition sans pour autant refuser… UN COMBLE !
Quelques jours plus tard, il me ramenait un dossier avec plein d’informations (les fameuses spécifications) qu’il souhaitait voir figurer sur son site et que j’ai du refusé, cette fois, avec un NON.
Pour éviter ce genre de désagrément et ce genre d’incompréhension, savoir dire NON est indispensable. Ne pas dire oui est une chose, dire non en est une autre.

Que représente très souvent le NON dans nos cultures ?

Dans nos cultures, dire NON est souvent interprété de manière négative (normal?) à travers différentes composantes :

  • l’incapacité (intellectuelle, physique…) : la peur de décevoir, la peur de retombées sociales et/ou professionnelles…
  • le sentiment d’être perpétuellement dans le négativisme : ne pas réussir, ne pas entreprendre…
  • le refus de coopération
  • Toutes ces idées ne sont pas nouvelles et perdurent de génération en génération. Elles ne sont pas totalement dénudées de bon sens mais trop souvent exprimées à tort et avec exagération.

    Dire non est donc devenu un art pour certains, une montagne insurmontable pour d’autres. Dire non, c’est aussi avoir une raison (que nous pensons) intègre de ne pas pouvoir, vouloir, accepter , adhérer à une idée, un projet, une collaboration…
    C’est d’ailleurs pour cela que la base de cet art est à mon sens : l’argumentation.

      NON sans argumentation c’est devenu comme parler à son poisson rouge (et dire qu’on le comprend… vous y arrivez?).
      NON sans argumentation renvoie à tout ce que j’ai cité précédemment : négativisme, refus… et de là découle souvent des incompréhensions, des frustrations et changements de relation entre les différents interlocuteurs.

    Voici quelques conseils pour dire NON de façon appropriée :

      - Prenez votre temps pour dire non
      - Argumenter sans pour autant être sur « la défensive » (et se justifier à tout va)
      - Sachez dire non avec tact… et mieux encore, avec élégance !

        - Soyez proactif autant que vous le pouvez : tentez de proposer une alternative.
        - Enfin, comme toute (bonne) chose, n’abusez pas du NON!

      Etre capable de dire non, c’est pourvoir avoir un contrôle sur sa personne, son existence, son avenir. Et rappelez vous que pour un refus, une autre réponse que non reste très subjective, laissant a l’interlocuteur toute l’interprétation possible en fonction de la situation et/ou la position de votre interlocuteur (chef d’équipe, parent, enfant).

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    Suite à ma lecture du  Petit traité de manipulation à l’usage des honnêtes gens de Robert-Vincent Joule et Jean-Léon Beauvois, je vous fais part d’un petit resumé et commentaire personnel d’un livre vraiment très instructif !

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