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Medias et Réseaux sociaux : Le problème de l’information 2.0

Alors que beaucoup d’Internautes, blogs font l’éloge de l’ importance des réseaux sociaux sur le processus d’information media, les « médias classiques » semblent être en nette perte de vitesse… A l’heure ou le web 2.0, de l’évolution du numérique et autres formes résultant de l’évolution des nouvelles technologies de l’Internet et de la communication (NTIC) , quel futur pour les « médias classiques » ? Quel rôle du web pour les médias ?

Ce début d’année 2011 a été riche en bouleversements. En effet, divers (malheureux) événements ont eu lieu : tremblement de terre de Fukishima, les révolutions dans certains pays du Maghreb et du Moyen Orient ou encore la récente affaire de moeurs de Dominique Strauss-Khan.
Tous ces événements ont la particularité commune d’avoir été activement médiatisés à travers les médias (réseaux) sociaux.

Le rôle des médias dits « classiques » dans ces sujets a souvent été « mineur », parfois presque de second plan.
En effet, la proximité des utilisateurs aux événements a permis de transmettre l’information en temps réel et avec une simplicité hors d’oeuvre des processus deployés chez les médias classiques .
Nous l’avons vu avec :

  • Facebook qui a joué un rôle majeur dans la progression des révolutions arabes (la fameuse révolution Facebook en Egypte)
  • Twitter, toujours au plus proche du procès de #DSK ou lors des tremblements de terre et des commentaires en temps réels de certaines victimes et témoins de la tragédie.


@dufourdufour l’une des sources lors de la première session a la court pour DSK. Sa couverture médiatique du procès a été l’œuvre d’articles partout dans le monde (Exemple article belge : http://t.co/0wTrcYK).

Les médias classiques l’ont bien compris, la viralité des réseaux sociaux permet en un instant de communiquer au monde; En témoigne le très récent article d’Europe 1 : Twitter, on vous donne les clés du journal (http://bit.ly/mru11k).

Partant de cette rapidité de transport de l’information, beaucoup d’articles
sur la toile se sont lancées dans différents argumentaires en faveur de l’utilisation des réseaux sociaux.

Néanmoins, RESEAUX SOCIAUX (ACTUELS) + MEDIAS = MEDIAS SOCIAUX ? (l’information 2.0 c’est formidable mais…)

On peut se poser différentes questions sur la qualité d’information. En effet, l’authenticité et la véracité des propos (qui font qu’un journaliste est journaliste avec toutes les exigences de contrôle que cela impose !) sont difficilement contrôlables dans un réseau social. Toute parole peut devenir en quelques secondes tour a tour vérité puis rumeurs.

Théorie du millefeuille by Michel Kalika ? (quel réseau pour quelle(s) information(s) ? Ou quelle(s) information(s) sur quel(s) réseaux)

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La prolifération des réseaux sociaux et d’informations pose évidemment le problème de doublons.
Un exemple récent : Lors de la comparution de #DSK pas moins de 30 personnes (sur une Timeline d’environ 150 personnes) « retweetaient » les informations provenant de trois sources qui étaient toutes bien identifiées.
Plus surprenant, beaucoup de journalistes, chaines d’informations se sont servis des réseaux sociaux pour étayer leurs propres articles.

« Difficile de tirer information du jeu. » On pourrait réfléchir à l’existence d’une véritable plateforme de social media, mêlant intelligemment journalistes et public participatif par exemple.
Les réseaux sociaux majeurs (Twitter, Facebook pour ne citer qu’eux) actuels ont des utilisations tout à fait variables. De fait, même si ce sont des très bons moyens de diffusion de l’information… Sont-ils vraiment aussi adaptes qu’on veut bien nous le faire croire pour les médias ?

A l’heure actuelle, occulter les réseaux sociaux serait une erreur stratégique du fait de leur importance; et pourtant je ne suis pas autant convaincu par le fait que les réseaux sociaux actuels soient les réponses à « l’obligation des médias à évoluer avec son temps en développant les aspect web et social qui leur manquent tant. »


Dans ce contexte, difficile de ne pas conclure sur le possible raté du tournant des médias dans l’univers web ? Et se demander quelle est la place des médias classiques dans cet univers ou l’information est toujours plus libre de circulation?

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Cette image est à interpréter dans le contexte de cet article et ne reflète en aucun cas un quelconque avis ou une position sur l’affaire actuellement en cours.

Article envoyé de l’iPad.


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